Archiver dans la catégorie ‘histoire’
BMW : la famille Quandt rattrapée par son passé nazi (Libération)

Le fondateur de l’entreprise Günther Quandt avec ses fils Harald (à gauche) und Herbert (à droite).
Photo: Scherl reprise dans le Sueddeutsche Zeitung
Qu’est-ce qui les a amenés aujourd’hui à une telle démarche? Les recherches minutieuses et le documentaire de la chaîne de télévision publique allemande NDR, montré en avant-première au festival du cinéma de Hambourg fin septembre, et qui sera diffusé le 22 novembre sur la chaîne ARD, est à l’origine de ce retournement spectaculaire.
Les journalistes Eric Friedler et Barbara Siebert y démontrent la façon dont la famille, déjà richissime avant la guerre, a profité du nazisme puis du conflit pour s’enrichir davantage. Plus étonnant, la famille a réussi à passer sans encombre au travers des mailles de la dénazification alors que, sans aucun doute, ils auraient été condamnés tout comme les familles Krupp ou Flick : usines travaillant comme rouage essentiel de la machine de guerre allemande, personnel fourni par les camps de concentration à la mortalité élevée (“Au camp de Stocken, on meurt en six mois”, disaient les SS aux nouveaux venus, selon un rescapé danois interrogé), rachat à bas prix et sans scrupule d’entreprises de Juifs concurrentes

De gauche à droite: Magda Goebbels (ex-Quandt), Josef Goebbels, Adolf Hitler (derrière) et son fils Harald Quandt, issu de son premier mariage avec Günther Quandt.
Photo: Scherl reprise dans le Sueddeutsche Zeitung
Dans les débats actuels autour du rôle de la presse et de son devenir (Roger De Diesbach (2007) Presse futile presse inutile. Genève: Slatkine), ce travail d’enquête salutaire prend tout son sens. Autrement la peopolisation des médias jouera à terme contre la démocratie.
Article complet : http://www.liberation.fr/actualite/monde/293020.FR.php (Libération 22 novembre 2007)
Compte-rendus de Roger De Diesbach, Presse futile presse inutile:
• Mediablog
• ouVertures.info
• Suisse : Quel avenir pour le journalisme?
Mise à jour | 22 novembre 2007 | 15h48
Un message posté sur la liste de diffusion H-Français m’apprend également que l’historien allemand Joachim Scholtyseck, professeur à l’Université de Bonn et spécialiste du Troisième Reich, fait des recherches sur la famille Quandt depuis 3 ans.
En complétant mes recherches, j’ai identifié deux articles de la Sueddeutsche Zeitung consacré aux travaux du professeur Stoff für den unabhängigen Historiker (19.11.2007):”(dont les deux photos de mon billet sont issues)”: et Die Familie Quandt bricht ihr Schweigen (05.10.2007).
24 % de visiteurs en plus pour Wikipedia en France

Parmi les dix sites les plus visités, le cabinet de mesure d’audience Comscore relève que Google est toujours en tête, avec près de 20 millions de visiteurs uniques. Il est suivi par le site de Microsoft qui enregistre 17 millions de visiteurs uniques. Wikipedia, de son côté, enregistre la meilleure progression avec 24 % de visiteurs en plus, ce qui lui vaut un score de 10 millions d’internautes au total. Une tendance que Delphine Gatignol, responsable du développement chez comScore France, attribue à la rentrée scolaire et notamment aux nouveaux comportements des étudiants qui utilisent Wikipedia comme outil de recherche.
Quoique chacun d’entre nous pense de Wikipedia, cette encyclopédie en ligne est devenue un incontournable en milieu scolaire. On peut crier, s’indigner, vouloir interdire l’utilisation de l’Internet par les élèves. La digue a déjà sauté, les amarres sont rompues, les habitudes prises ou se prennent.
Quelles sont les conséquences pour le travail de l’enseignant-e? Quelles pistes de travail? Pour ma part, je préconise (une nouvelle fois):
• accompagnons nos élèves dans cet univers et offrons-leur des jalons, des outils pour leur apprendre à naviguer dans ce nouveau rapport aux sources du savoir sur Wikipedia ou ailleurs.*
• proposons-leur des vraies démarches de recherches personnelles et non pas des tâches de pure restitution de savoir, car dans ce dernier cas, nos élèves ont tout à fait raison de travailler par simple couper/coller.**
• sortons du manichéisme internet, c’est mal ou internet, c’est la panachée universelle.
• et si nous réfléchissions avec nos élèves dans quelle mesure ce type de site modifie notre rapport et notre accès au savoir ainsi que notre rapport à la lecture?
Merci à Mme Membrey (et à ses élèves) pour la publication de cette information issue du journal Le Figaro (24 % de visiteurs en plus pour Wikipedia ! : l’ABC de l’élève futé). Mon billet se veut aussi l’autre face de la question puisque je m’intéresse au côté enseignant-e alors que son billet s’intéresse au pôle élève. Mme Membrey leur rappelle les règles de base suivantes :
• A : un élève futé est un élève qui ne se contente pas d’utiliser Internet pour faire ses travaux de recherche !
B : un élève futé est un élève qui ne se contente pas d’utiliser une seule source d’information sur la Toile.
C: un élève futé est un élève qui aime les livres et qui consulte des encyclopédies ” papier “fiables pour ce faire.
D? : un élève futé dit toujours oui à Mme Membrey
.
L’article du Figaro : Quels sont les sites les plus visités en France?
* Et je pense qu’ici le travail de la validation des sources fait par l’historien prend toute sa valeur et sa pertinence sociale.
** D’ailleurs sommes-nous si sûr que les enseignant-e-s que nous sommes ne procédions jamais par couper/coller sans citer et nous distancier de nos sources?
Romulus et Remus : du mythe à l’histoire ?

Romulus et Remus par Rubens (mais sans grotte…)
C’est en travaillant sur les ruines du palais de l’empereur Auguste, sur le mont Palatin, entre le temple d’Apollon et l’église Sainte-Anastasie, que des archéologues ont découvert cette cavité souterraine ornée de coquillage, de mosaïques et de niches.
Ils ont fait descendre dans cette cavité, située à seize mètres sous terre, une sonde reliée à une caméra. Les images prouveraient qu’il s’agit bien de la célèbre grotte. Une autre preuve en serait que l’empereur Auguste avait englobé dans son palais ce haut lieu symbolique de l’histoire de Rome, comme le montre l’aigle impérial blanc qui se trouve au centre de la voûte.
Source : Ici ont été nourris Romulus et Remus (Le Monde | 21.11.2007)
Une vision des étudiant-e-s aujourd’hui
La présentation du professeur Wesch : http://mediatedcultures.net/ksudigg/?p=119
La démarche résumée par Wesch :
This video was created by myself and the 200 students enrolled in ANTH 200: Introduction to Cultural Anthropology at Kansas State University, Spring 2007. It began as a brainstorming exercise, thinking about how students learn, what they need to learn for their future, and how our current educational system fits in. We created a Google Document to facilitate the brainstorming exercise, which began with the following instructions […]
Ce travail résume bien à mon avis l’apprentissage dans le monde d’aujourd’hui et la manière des les aborder à l’aide des technologies. Ceci tant par rapport à
• la démarche choisie par l’enseignant-e (ici universitaire),
• l’engagement actif des étudiant-e-s dans la recherche,
• le rôle des technologies dans la démarche et les apprentissages,
• la manière de présenter et communiquer les résultats obtenus par la recherche.
L’interaction est véritablement au coeur du processus. Elle ne se limite pas d’ailleurs à la recherche en elle-même puisqu’elle se poursuit lors de la publication des résultats obtenus (commentaires à la suite de la vidéo). Cette interaction permet même à une étudiante de lancer une nouvelle démarche de recherche/réflexion. Celle-ci propose une inversion de la démarche qui devient A Vision of Professors Today (by Sandra). A lire aussi…
L’élève, l’étudiant-e n’est ainsi pas uniquement un «consommateur» de savoir, mais également un producteur d’un savoir partagé.
“Le racisme a besoin d’ignorance pour s’incruster”
Merci aussi à Pascal Blanchard, historien et chercheur associé au CNRS de Marseille, et à ses explications claires et limpides.
Décidément la bêtise et la méchanceté humaine (et celle des Européens dans le cas présent) et sans limite.
Roy Rosenzweig (1950—2007)

Roy Rosenzweig (1950—2007)
Parmi ses travaux, il faut noter
- la réalisation d’un CD-Rom sur l’histoire américaine en deux volumes “Who built america ?” (volume 1 et volume 2).
- le co-fondateur en 1994 du Center for History and New Media.
- de supports de cours sur le web en relation notamment avec l’histoire américaine (History Matters. The U.S. survey course on the web) ou de l’histoire mondiale (World History Matters)
- d’un guide pour les étudiants et chercheurs en histoire des ressources digitales (Digital History: A Guide to Gathering, Preserving, And Presenting the Past on the Web) dont le titre résume bien les préoccupations et les orientations du travail de Reosenzweig.
- plusieurs essais en relation avec le travail de l’historien à l’ère des ressources digitales dont un récent article “Can History be Open Source? Wikipedia and the Future of the Past” [traduction en français par Clioweb, voir aussi notre billet Sur Wikipedia et l’Histoire (Clioweb et Rosenzweig)]. Ce dernier article souligne aussi son intérêt constant pour l’enseignement de l’histoire à l’ère digitale.
- d’une banque de données digitales regroupant les ressources les plus diverses en relation avec les attentats du 11 septembre 2001 (The September 11 Digital Archive).
Son champ d’actions et de recherches était fort large puisqu’il englobe autant des considérations sur la conservation du passé à l’ère digitale (questions archivistiques), que sur leur utilisation dans la construction de l’histoire (questions historiques) ou que sur la formation historique des élèves (questions éducatives). Mais, il était avant tout un militant pour un accès libre à la connaissance historique sur le web. Il est décédé début octobre d’un cancer des poumons.
Liens:
• Roy Rosenzweig: Everyone a Historian
• La notice de l’American Historical Association
• Remembering Roy Rosenzweig de Dan Cohen (co-directeur avec Rosenzweig du Center for History and New Media)
• Digital Historian Roy A. Rosenzweig du Washington Post
• Bibliographie de ses principaux travaux (curriculum vitae)
• Ses livres sur Amazon (US)
Un vote au Congrès américain sur le génocide arménien indigne Ankara (Le Monde)
“Ils ne périront pas”: comité américain de soutien des arméniens dans le Proche-Orient, Douglas Volk, 1918 (Source : Wikipedia)
Dans tous les cas, les relations entre les Etats-Unis et la Turquie entrent dans une ère de turbulence suite à un vote du Congrès américain reconnaissant le génocide arménien au début du XXe siècle dans l’Empire ottoman. [Un vote au Congrès américain sur le génocide arménien indigne Ankara Le Monde.fr : 11.10.07]. Les pressions du président Georges Bush, des membres de son gouvernement —ainsi que la présence de l’ambassadeur turc aux Etats-Unis au deuxième rang de la salle des auditions de la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants— n’y ont rien fait en ce mercredi 10 octobre
Au final, le texte, non contraignant, de la commission, a été voté par 27 voix contre 21 et sera envoyé à la Chambre des représentants pour examen en séance plénière. Il affirme que le massacre des Arméniens durant la Première Guerre mondiale a été un génocide et que cela doit être pleinement reconnu par la diplomatie américaine, notamment dans sa politique vis-à-vis de la Turquie.
La résolution va désormais être présentée devant la Chambre des représentants où un vote pourrait avoir lieu d’ici à la mi-novembre. Par ailleurs, un texte similaire à celui adopté par la commission circule d’ores et déjà au Sénat. En cas d’adoption, le président Bush pourra toujours exercer, en dernier recours, son droit de veto. Déjà, en octobre 2000, le président de l’époque, Bill Clinton, avait réussi à s’opposer à l’adoption d’une telle résolution.
A noter que la notion de génocide a été reconnue notamment par la Suisse, la France, le Canada et le Parlement européen.:”(Le site du Comité de Défense de la Cause Arménienne [CDCA] vous permet notamment de suivre l’actualité de la reconnaissance du génocide arménien.)”: Concernant la Suisse, le 16 décembre 2003, le Conseil national suisse (chambre basse du parlement) a reconnu l’existence du génocide arménien par 107 voix contre 67 – et 11 abstentions – et demandé au Conseil fédéral (gouvernement) d’en prendre acte puis de transmettre la position du Conseil national par les voies diplomatiques usuelles. Deux autres parlements de cantons suisses, Genève en 1998 et Vaud en 2003 ont également voté des résolutions comparables.
Liens:
1.- La controverse sur le génocide arménien sur Wikipedia
• article Génocide arménien
• article Négation du génocide arménien
• le débat sur l’article Négation du génocide arménien
2.- Suisse : condamnation de Dogu Perinçek, négationniste du génocide arménien (2007)
• LeMonde.fr : La Suisse condamne un Turc pour négation du génocide…
• De Turquie, Blocher provoque une polémique en Suisse en critiquant la norme antiracisme qui a conduit à une procédure en Suisse contre deux Turcs pour leurs affirmations sur le génocide arménien.
3. Petite encyclopédie du génocide arménien : Un blog qui vaut le détour
Ouvrages sur le génocide arménien:
• Gérard Chaliand, Yves Ternon (2006). 1915, le génocide des Arméniens. Bruxelles: Complexes (5e édition)
• Vahakn N Dadrian (1995). Autopsie du génocide arménien. Paris: Stock
Des éléments du livre en ligne sur GoogleBooks.
• Jean-Marie Carzou (1975). Un génocide exemplaire: Arménie 1915. Paris: Flammarion.
Le livre en ligne : http://www.imprescriptible.fr/carzou/
“Qui contrôle Wikipedia ?” (Pointblog.com)
A la suite de la deuxième séance du MSHIS31 Didactique de l’histoire I, cette brève du site pointblog.com prolonge votre discussion sur la fiabilité des sites web et des encyclopédies en ligne plus particulièrement :
545 000 articles dans la version francophone de Wikipédia qui serait contrôlée par 158 administrateurs bénévoles nous dit l’article de 4 pages que lui consacre le mensuel L’Ordinateur Individuel. On y trouve deux courtes interviews, une de Denis Fasse (Encyclopédia Universalis) : ‘Wikipédia colle à l’actualité, ce que nous ne pouvons pas faire…. En revanche, nous pouvons faire appel à un spécialiste du climat pour expliquer, sur notre site ou sur le DVD, l’impact du réchauffement climatique sur le développement des cyclones.’ et Olivier Jacquot (conservateur à la Bibliothèque Nationale de France) : ‘Les erreurs présentes dans Wikipédia ne sont qu’un épiphénomène par rapport au volume de données disponibles.
On pourra également lire le billet suivant : Sur Wikipedia et l’Histoire (Clioweb et Rosenzweig)
Ainsi que la comparaison effectuée entre Wikipedia et une encyclopédie papier (Brtiannica):
• Wikipedia-Britannica : la polémique sans fin (Homo Numericus)
• Wikipedia 4 – Britannica 3 ! (Ecrans de veille en éducation)
Une autre polémique (francophone cette fois-ci) est issue du travail réalisée par des étudiants de Sciences-Po sous la direction de Pierre Assouline:
• Les erreurs traquées de Wikipédia (Ecran.fr)
• Quand des étudiants de Science Po vandalisent Wikipédia… (WikiNews)
• Controverse à la sauce wikipédia (Agence Science-Presse)
• Wikipedia: à la recherche de l’équilibre (medievizmes.net) Article publié après un premier billet de Pierre Assouline de janvier 2007
Enfin, une démarche francophone à l’intention des élèves de 8-13 ans de contribution à une encyclopédie collaborative en ligne basée sur les principes du Wiki (et donc de Wikipedia) : Vikidia. Une manière originale de participer à un projet et de mieux comprendre le fonctionnement d’une encyclopédie telle que Wikipedia ?
Penser la destruction des juifs d’Europe (Le Courrier 25.09.2007)

DR | L’historien américain Raul Hilberg
Dans son édition du mardi 25 septembre 2007, le journal Le Courrier revient sur la disparition récente de Raoul Hilberg (décédé le 4 août 2007) et propose une page entière au travail réalisé par cet historien relativement à son ouvrage majeur et capital sur le génocide juif : “La destruction des juifs d’Europe”.
L’article intitulé «Le tournant historiographique» est particulièrement intéressant pour comprendre l’apport de Raoul Hilberg relativement à l’historiographie du génocide et des génocides en général:”(Ainsi dans la dernière édition de son ouvrage, régulièrement remis à jour, Raoul Hilberg consacre un chapitre au génocide rwandais. Eric Vigne, ami et éditeur français de Hilberg chez Gallimard, expliquait à Rue89 que ce chapitre sur le Rwanda participait à la démonstration de Hilberg et qu’il voulait ainsi s’adresser aux tenants de la bataille du “pourquoi?”, qu’avec ce nouveau génocide, où l’Europe n’avait rien fait, il s’agissait d’arrêter de dire que la connaissance historique permet d’agir et qu’il fallait plutôt s’appliquer à cerner le “comment?”.)”:
S’il considère le génocide juif comme «un événement sans précédent, un acte primordial jamais imaginé avant qu’il surgît», comme il l’explique dans La Politique de la mémoire, il démontre dans toute son oeuvre qu’il n’y a pas de plan central d’extermination, comme il n’existe pas de Führerbefehl pour supprimer les populations juives européennes, car cet ordre n’est pas nécessaire.
En affirmant la nature bureaucratique de la destruction et en soulignant la division du travail, Hilberg s’oppose à une interprétation faisant de Hitler un homme surpuissant et diabolique ou celle d’un génocide mis en place par quelques antisémites fanatiques. La décentralisation de la destruction des juifs réclamant la participation de tous les organismes disposant des moyens d’accomplir leur part de travail, il penche plutôt pour une concurrence des institutions qui aboutit à ce que l’historien allemand Hans Mommsen appelle une «radicalisation cumulée». Véritable initiateur d’un nouveau courant historiographique, Hilberg contribue au développement des Holocaust and Genocide Studies dont les nombreuses revues et les programmes universitaires soulignent l’importance. Rechignant à utiliser le mot «Holocauste», problématique étymologiquement parlant, Raul Hilberg se montre aussi critique face à la globalisation de la mémoire du génocide juif et à son instrumentalisation. Il n’hésite pas à dénoncer les organisations juives américaines – notamment sur leurs demandes de réparation contre les banques suisses – ou à défendre ses collègues, comme Norman Finkelstein écarté de son poste après la parution de L’Industrie de l’Holocauste.
Ces articles du Courrier présentent l’avantage d’être consultables en ligne : Penser la destruction des juifs d’Europe.
Un astrolabe pour l’hémisphère sud (CultureMath)

L’astrolabe réalisé pour 21 degrés de latitude sud. (Source : CultureMath)
En découvrant le site CultureMath, via son dossier sur la Géométrie de la Grèce antique (voir notre billet d’hier), je suis également «tombé» sur la fort intéressante dépêche suivante :
“Un astrolabe pour l’hémisphère sud” est une animation proposée par l’IREM de la Réunion pour la fête de la science. Un groupe de professeurs du lycée Édouard-Branly de Créteil, dont le noyau est composé de Gérard Delaforge (productique), Thierry Boucher (physique), Philippe Dutarte (mathématiques), ont réalisé un astrolabe pour l’hémisphère sud à la demande de Dominique Tournès, professeur à l’IUFM de la Réunion, spécialement pour la fête de la science 2007. Celle-ci aura lieu du 12 au 18 novembre à la Réunion, soit un mois plus tard qu’en métropole: le temps pour les visiteurs du nord de traverser l’océan en bateau en se guidant avec l’astrolabe. L’opération est fiancée par l’IREM de la Réunion et Sciences Réunion.
Philippe Dutarte présente cette animation en exclusivité pour CultureMATH: c’est ici.
Pour en savoir plus sur l’astrolabe, voir Les instruments de l’astronomie ancienne, de l’antiquité à la Renaissance de Philippe Dutarte.
