Parti socialiste suisse : la politique du pire?
Depuis l’UDC a un deuxième conseiller fédéral… et mène toujours une politique d’opposition en dehors du Conseil fédéral sur des thématiques populistes, voire nauséabondes, lui permettant de capitaliser et de cannibaliser la droite de ce pays.
Aujourd’hui, la perspective des fédérales de cet automne pousse les partis à se profiler et à peaufiner leur stratégie. Ainsi, Hans-Jürg Fehr, président du PSS, souhaite-t-il que le PDC retrouve un deuxième siège au Conseil fédéral à la place, non pas de l’UDC, mais du parti radical… Son raisonnement ? D’une part, il est arithmétique si le PDC dépasse le parti radical en terme de sièges dans la future Assemblée fédérale (ce qui est peu probable pour Hans-Jurg Fehr). D’autre part, le PDC serait un parti centriste — j’en doute hormis quelques dossiers particuliers comme la politique familiale— alors que le parti radical serait clairement un parti de droite. Le PSS cherchait ainsi initier une coalition rose-orange-verte.
Oubliée l’opposition à Christoph Blocher et à l’UDC ! Cette attitude ne concoure dans les faits qu’à la banalisation des thèses et de la politique blochérienne, made in UDC. C’est une vision à très courte vue. Elle masque la difficulté du PSS de construire un véritable discours d’opposition et une alternative au discours de régression sociale et de bouc-émissarisation de cette droite populiste et néo-fascisante. Aujourd’hui, une partie du PSS court derrière ce discours-là comme le reste de la droite suisse. Elle n’y gagnera que des désillusions.
Mais peut-être que cela n’est-il qu’une politique du pire pour arriver le plus rapidement possible au stade ultime du blochérisme?
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Entièrement d’accord avec vous. Il est temps que l’on vire Couchepin !
Pierre Lugrin
24 juillet 2007 à 22:19